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LE GROUPE D'HISTOIRE DES FORÊTS FRANÇAISES
Le Groupe d'Histoire des
Forêts Françaises (GHFF) fonctionne depuis 1980. Il est
logé depuis le premier jour au 45 rue d'Ulm, dans les locaux de
l'Ecole normale supérieure, à l'Institut d'Histoire
moderne et contemporaine.
Le groupe, fondé
par cinq historiens, d'où son intitulé, compte 250
membres, dont plusieurs collègues européens, italiens,
espagnols, allemands et belges. Ils viennent de disciplines
différentes.
Ainsi, on n'étudie
pas que les forêts françaises, on n'y fait pas que de
l'histoire. Certains sont ethnologues ou sociologues. D'autres sont
juristes, botanistes ou biogéographes.
Au fil du temps, le groupe
a attiré administrateurs et sylviculteurs concernés au
premier chef par ses enquêtes et ses parutions : le Bulletin et
les Actes de la journée d'études, édités en
janvier de chaque année ; les Actes du colloque national ou
international organisé tous les trois ans.
La nébuleuse,
adhérents fidèles et participants occasionnels,
réunit quelque cinq cents personnes.
Le GHFF est affilié à l'Union Internationale des Instituts de Recherche Forestière (IUFRO), à la Fédération Européenne pour l'Etude de l'Environnement (FERN), ainsi qu'à la Société Européenne pour l'Histoire de l'Environnement (SEHEN).
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Les travaux du GHFF
intéressent les associations qui veillent à la
préservation et à l'amélioration du patrimoine
sylvicole, à l'utilisation du bois, qui dénoncent l'effet
de serre, les pollutions engendrées par une urbanisation et une
industrialisation anarchiques ou par une agriculture excessivement
intensifiée.
L'environnement change.
Les hommes ne comprennent pas toujours ses modifications. C'est dans
l'éclairage des données et des comportements qu'elles
occasionnent qu'intervient le groupe.
Les travaux du GHFF visent les rapports tissés entre une société donnée et les milieux dont elle profite et qu'elle façonne, friches, landes et massifs. Cela conduit à s'interroger quant aux différentes définitions applicables à la forêt. Aucune ne rend compte du puzzle de parcelles, de formations et d'usages qu'est tout espace forestier.
Détail d'un plan
forestier, XVIIIe siècle
A.D. Meurthe-et-Moselle B 12069
La forêt n'est
jamais réduite à une surface arpentée et
structurée. Elle n'est pas davantage réduite à un
espace qu'irrigueraient progressivement routes de chasse et circuits de
débardage, voies dont l'extension traduit une moindre
autoconsommation des produits ligneux.
La dimension nouvelle du
transport ligneux modifie radicalement les conditions de la
concurrence. Elle jouait naguère entre marchands de bois d'une
même contrée. Elle oppose maintenant les firmes
multinationales entre elles.
Chaque Etat
réfléchit sur l'art et la manière d'imposer une
législation qui aide à préserver le patrimoine
forestier et sa biodiversité sans décourager les
sylviculteurs qui alimentent la filière bois, qui accueillent le
public.
Ce nouvel usager,
l'information lui vient des médias et le pouvoir, du bulletin de
vote. L'originalité de la période réside
peut-être dans son émergence. Il voit la forêt comme
un décor. Il en ignore les rythmes, mais il a son mot à
dire quant à sa gestion et aux politiques de l'environnement.
Cela donne un tout autre
contexte pour satisfaire à la fois les exigences
économiques et les demandes sociales. Le GHFF étudie les
unes et les autres en toute indépendance.
Andrée Corvol
Directeur de recherches, CNRS
Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine
Présidente du Groupe d'Histoire des Forêts
Françaises
Conseil d'Administration
Composition du C.A.
du G.H.F.F.
Détail de la
tapisserie de Bayeux
(XIe siècle)
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historique du Conseil d'Administration
1982-2007
par Marc Galochet